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    Chômage des jeunes : ce que révèlent vraiment les chiffres sur le rôle de l’intelligence artificielle

    Le chômage des jeunes progresse à nouveau dans le monde, et l’intelligence artificielle occupe une place croissante dans les explications avancées par les experts. Un nouveau rapport publié à la mi-août 2026 permet de sortir du café du commerce et de regarder les chiffres en face.

    Un rapport de référence sur l'emploi des jeunes

    Le 11 août 2026, l’Organisation internationale du travail (OIT) a publié son rapport « Tendances mondiales de l'emploi des jeunes 2026 – Retour vers le futur ». Le constat est net : le taux de chômage mondial des 15-24 ans atteint 12,4 % en 2025, contre 12,3 % en 2023, soit environ 67 millions de jeunes sans emploi à l’échelle de la planète. Les hausses les plus marquées concernent l’Amérique du Nord, l’Afrique du Nord, ainsi que l’Europe du Nord, du Sud et de l’Ouest : la France n’échappe donc pas à la tendance.

    Sur le seul territoire français, les dernières données trimestrielles disponibles situent le taux de chômage des 15-24 ans aux alentours de 19 % à la mi-2026, un niveau nettement supérieur à celui du reste de la population active.

    Quelle est la part réelle de l’intelligence artificielle ?

    C’est le point le plus discuté du rapport : selon l’OIT, 6,1 % des emplois occupés par les 15-29 ans appartiendraient aux catégories jugées les plus exposées à l’automatisation par l’IA. L’organisation avance un scénario prudent : si seulement 10 % de ces postes menacés venaient à disparaître, cela représenterait tout de même 5,6 millions de jeunes qui devraient changer de métier, retourner en formation ou quitter temporairement le marché du travail, un phénomène concentré en grande partie dans les pays à hauts revenus, dont la France.

    Autre indicateur suivi de près par les économistes : la part des jeunes dits NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation) a atteint 20 % en 2025 à l’échelle mondiale, un chiffre qui alimente les inquiétudes sur la trajectoire professionnelle d’une partie de la génération actuelle.

    Nuancer plutôt que dramatiser

    Les économistes appellent toutefois à la prudence : l’IA recompose le marché du travail plus qu’elle ne le détruit brutalement. La dégradation touche d’abord les postes d’entrée de gamme, les fameux premiers emplois, plutôt que l'emploi qualifié dans son ensemble, et elle s’ajoute à des facteurs plus classiques : ralentissement économique, prudence des recruteurs, allongement des études.

    • Les métiers technophiles voient les mentions de l’IA progresser fortement dans les offres d'emploi.
    • Les jeunes diplômés sont à la fois les plus rapides à adopter l’IA et les plus inquiets de ses effets sur leur propre poste.
    • La qualité de la formation initiale et continue reste le levier le plus cité pour limiter les effets d’éviction.

    Pour un jeune actif ou un futur diplômé, plusieurs pistes concrètes se dégagent des recommandations formulées par l’OIT et relayées dans la presse : renforcer les compétences transversales, se former activement aux outils d’IA plutôt que les subir, et privilégier les filières d’emploi et de formation en tension, où la demande reste soutenue malgré le ralentissement global. Du côté des entreprises, la question de l’accompagnement des jeunes recrues dans un environnement transformé par la technologie devient un enjeu de gestion des ressources humaines à part entière, au même titre que la stratégie globale de l’entreprise.

    Questions fréquentes

    Le chômage des jeunes est-il dû uniquement à l’intelligence artificielle ?

    Non. Le rapport de l’OIT présente l’IA comme un facteur parmi d’autres, aux côtés du ralentissement économique et de la prudence des recruteurs sur les postes d’entrée de gamme. Elle joue un rôle réel mais partiel dans la dégradation observée.

    Quels emplois sont les plus exposés ?

    Ce sont surtout les postes d’entrée de gamme dans les métiers dits « cols blancs » et technophiles qui sont concernés, là où les tâches répétitives ou standardisées sont les plus simples à automatiser.

    Que peuvent faire les jeunes actifs pour limiter les risques ?

    Se former en continu, notamment aux outils d’intelligence artificielle, et s’orienter vers des filières et métiers en tension sont les pistes les plus souvent recommandées par les experts pour sécuriser un parcours professionnel.

    Sources

    Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

    Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle