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    Vaccination contre le pneumocoque : ce qui change avec les nouvelles recommandations de la HAS

    La Haute Autorité de Santé (HAS) a annoncé une révision de sa stratégie de vaccination contre les infections à pneumocoque, une bactérie responsable chaque année de plusieurs milliers d’infections graves en France, notamment chez les nourrissons et les personnes âgées. Cette actualisation, publiée fin juillet, modifie le calendrier vaccinal des tout-petits et élargit la protection proposée aux adultes les plus exposés. Elle s’inscrit dans notre rubrique Santé – Médecine.

    Un nouveau vaccin pour les nourrissons

    Jusqu’ici, les nourrissons recevaient un vaccin couvrant 13 ou 15 souches de la bactérie. La HAS recommande désormais l’utilisation du VPC20, un vaccin à plus large spectre, protégeant contre vingt sérotypes différents. Il concerne tous les nourrissons, y compris les enfants nés prématurément, selon un schéma en quatre injections : à 2, 4 et 6 mois, suivies d’un rappel à 11 mois. Les enfants ayant déjà commencé leur vaccination avec l’un des anciens vaccins pourront poursuivre leur parcours vaccinal directement avec le VPC20, sans recommencer le protocole depuis le début.

    Le vaccin peut être administré en même temps que les autres injections prévues au calendrier vaccinal de ces âges, ce qui évite une multiplication des rendez-vous chez le pédiatre ou le médecin traitant.

    Les adultes à risque également concernés

    La révision ne se limite pas aux plus jeunes. Pour les adultes présentant des facteurs de risque (immunodépression, pathologies chroniques, âge avancé), la HAS recommande désormais un vaccin à haute valence, le CAPVAXIVE, en remplacement des schémas vaccinaux précédemment en vigueur. Ce choix vise à mieux couvrir les souches actuellement responsables des formes les plus sévères de la maladie chez les populations fragiles.

    Pourquoi la HAS a revu sa copie

    Cette actualisation répond à l’évolution de l’épidémiologie des infections à pneumocoque observée ces dernières années, un sujet suivi de près par la recherche en sciences et technologies médicales. Certains sérotypes, mal couverts par les précédents vaccins, sont devenus plus fréquents dans les formes invasives de la maladie (méningites, pneumonies bactériémiques, septicémies). En élargissant la couverture vaccinale à un plus grand nombre de souches, l’objectif affiché est de réduire ces formes graves, qui restent une cause d’hospitalisation notable chez les nourrissons comme chez les personnes âgées.

    • Nourrissons : passage au VPC20, schéma à 2, 4, 6 et 11 mois
    • Enfants déjà vaccinés : poursuite avec le VPC20 sans reprise du protocole
    • Adultes à risque : recommandation du CAPVAXIVE
    • Vaccins désormais déconseillés chez les nourrissons : VPC13 et VPC15

    Ce que cela change concrètement pour les familles

    Pour les parents, ce changement ne modifie pas le nombre de rendez-vous ni le calendrier global de vaccination : seule la formulation du vaccin change. Le pédiatre ou le médecin traitant appliquera automatiquement les nouvelles recommandations lors des prochaines injections. Les familles qui s’interrogent sur le vaccin déjà administré à leur enfant peuvent se rapprocher de leur professionnel de santé, qui pourra vérifier le carnet de vaccination et adapter la suite du parcours si nécessaire. Pour les adultes concernés par les facteurs de risque, il est recommandé de faire le point avec son médecin traitant ou son pharmacien lors d’une prochaine consultation, y compris sur la prise en charge par l’Assurance Maladie, un sujet régulièrement traité dans notre rubrique Finance – Economie.

    Cette mise à jour s’inscrit dans une politique plus large de prévention en santé publique, régulièrement ajustée à mesure que la circulation des différentes souches bactériennes évolue sur le territoire.

    Questions fréquentes

    Le nombre d’injections change-t-il pour mon enfant ?

    Non, le schéma reste organisé autour de quatre injections (2, 4, 6 et 11 mois) : seul le vaccin utilisé change, avec une couverture élargie à davantage de souches.

    Que faire si mon enfant a déjà reçu une dose d’un ancien vaccin ?

    Il n’est pas nécessaire de reprendre la vaccination depuis le début : l’enfant poursuit son schéma vaccinal avec le nouveau vaccin VPC20 lors des injections suivantes.

    Ce changement concerne-t-il aussi les personnes âgées ?

    Oui. Les adultes présentant des facteurs de risque, dont les personnes âgées fragiles, sont désormais orientés vers un vaccin à haute valence, le CAPVAXIVE, recommandé par la HAS.

    Sources

    Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

    Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle