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    Cartes du monde : pourquoi l’Afrique va (enfin) retrouver sa vraie taille

    Le monde vient de changer… enfin, sa représentation sur les cartes. L’Assemblée générale de l’ONU a adopté le 4 septembre une résolution portée par le Togo et l’Union africaine, invitant les États et organisations internationales à abandonner la célèbre projection de Mercator au profit de représentations plus fidèles à la taille réelle des continents. La France, elle, a déjà annoncé revoir ses usages diplomatiques.

    Un vote net à l’Assemblée générale

    Le texte, baptisé « Correct the Map », a été adopté par 164 voix pour, une seule voix contre — celle des États-Unis — et six abstentions. Il encourage les États membres et les organisations internationales à privilégier des cartes de type Equal Earth, une projection qui respecte les proportions réelles des continents, là où Mercator agrandit démesurément l’hémisphère Nord au détriment de l’Afrique et de l’Amérique du Sud.

    Pourquoi Mercator posait problème

    Conçue au XVIe siècle pour faciliter la navigation maritime, la projection de Mercator déforme les surfaces à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur. Résultat : le Groenland y paraît aussi grand que l’Afrique, alors qu’il est en réalité 14 fois plus petit. Ce biais visuel, reproduit pendant des décennies dans les salles de classe du monde entier, a fini par nourrir une perception faussée du poids réel des continents.

    • L’Afrique (30,3 millions de km²) apparaît sur Mercator plus petite que le Groenland, pourtant 14 fois moins étendu ;
    • Les pays du Nord (Europe, Amérique du Nord, Russie) sont visuellement surreprésentés ;
    • La projection Equal Earth, plus récente, corrige ces distorsions tout en restant lisible pour un usage grand public.

    La France passe à l’action

    Coauteur de la résolution, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a annoncé abandonner Mercator dans ses usages diplomatiques au profit de représentations « mieux adaptées aux différents usages et plus fidèles aux réalités géographiques ». Une décision qui s’inscrit dans une tendance plus large : sur d’autres sujets numériques, l’Europe cherche aussi à reprendre la main face à une dépendance jugée excessive, comme le montre le débat autour du kill switch numérique et la dépendance au cloud américain.

    Reste à savoir si cette résolution, non contraignante, se traduira concrètement dans les manuels scolaires et les administrations. D’autres initiatives avaient déjà tenté ce basculement par le passé, sans jamais s’imposer durablement face à l’habitude collective de la carte Mercator.

    Un symbole dans un contexte de rééquilibrage mondial

    Cette résolution s’inscrit dans un mouvement plus large où les pays du Sud réclament une meilleure représentation dans les instances internationales et une reconnaissance de leur poids réel, démographique comme économique. Les investissements croisés entre continents s’intensifient d’ailleurs sur d’autres terrains, à l’image des capitaux étrangers finançant des projets en France. De la même manière, l’Union européenne multiplie les textes pour peser collectivement sur des standards mondiaux, comme récemment avec le règlement européen sur la transparence de l’intelligence artificielle.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce que la projection de Mercator ?

    C’est une projection cartographique créée au XVIe siècle pour la navigation maritime. Elle déforme les surfaces en s’éloignant de l’équateur, agrandissant artificiellement les pays du Nord au détriment de l’Afrique et de l’Amérique du Sud.

    Qu’a voté l’ONU exactement ?

    Le 4 septembre, l’Assemblée générale a adopté par 164 voix pour, une contre et six abstentions une résolution invitant les États à privilégier des cartes plus fidèles à la taille réelle des continents, comme la projection Equal Earth.

    Cette résolution est-elle contraignante ?

    Non, il s’agit d’une recommandation. Mais plusieurs pays, dont la France, ont déjà annoncé changer leurs usages cartographiques diplomatiques en conséquence.

    Sources

    Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

    Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle