Le sommet Choose France a une nouvelle fois battu son propre record le 1er juin 2026 à Versailles : 93 milliards d’euros d’investissements étrangers en France annoncés, pour 71 projets et plus de 15 000 emplois promis. Un chiffre spectaculaire, largement relayé, mais qui mérite d’être regardé de plus près : une partie très importante de cette somme repose en réalité sur deux acteurs seulement.
Un record qui dépasse huit éditions cumulées
Depuis son lancement en 2018, le sommet organisé à Versailles a rassemblé plus de 200 dirigeants d’entreprises de 50 nationalités différentes autour du président de la République. Pour cette 9e édition, les 93 milliards d’euros annoncés dépassent à eux seuls le total cumulé des huit éditions précédentes, estimé à 87 milliards d’euros. La France revendique ainsi, pour la septième année consécutive, la place de première destination européenne pour l’investissement étranger, un classement suivi de près par les acteurs économiques régionaux comme ceux qui accompagnent aujourd’hui la croissance de l’économie française.
Deux méga-projets portent la moitié du record
Le détail des annonces montre une forte concentration : le groupe japonais SoftBank a promis à lui seul 45 milliards d’euros pour des centres de données dans les Hauts-de-France d’ici 2031, soit près de la moitié du montant total. Le canadien Brookfield a de son côté annoncé 30 milliards d’euros d’infrastructures liées à l’intelligence artificielle, notamment autour de Cambrai et d’Escaudain. À eux deux, ces groupes représentent donc 75 des 93 milliards annoncés, laissant environ 18 milliards répartis entre les 69 autres projets. Cette dynamique confirme l’appétit des investisseurs pour l’IA, un secteur où l’adoption en entreprise progresse plus vite que les gains de productivité mesurés.
Pourquoi cette nuance compte
Un investissement annoncé n’est pas un investissement réalisé : les engagements pris à Versailles s’étalent sur plusieurs années et restent soumis aux choix stratégiques des groupes concernés, à la conjoncture et aux autorisations locales. Certains projets de data centers, très capitalistiques, créent en outre relativement peu d'emplois directs rapportés au montant investi, à la différence d’implantations industrielles plus classiques. C’est tout l’enjeu du pilotage économique national : transformer des annonces spectaculaires en retombées concrètes pour les territoires, alors même que d’autres secteurs, eux, suppriment des postes, comme l’illustre le plan de restructuration récemment annoncé par un grand groupe de services.
Ce qu’il faut retenir
- 93 milliards d’euros annoncés, un record absolu pour les 9 éditions de Choose France.
- 71 projets recensés et plus de 15 000 emplois promis, à des horizons variables.
- Près de 81 % du montant total provient de deux investisseurs, SoftBank et Brookfield.
- L’intelligence artificielle et les centres de données concentrent l’essentiel des annonces.
Questions fréquentes
Combien d’argent a été annoncé lors de Choose France 2026 ?
Le gouvernement a annoncé 93 milliards d’euros d’investissements étrangers, répartis sur 71 projets, lors du sommet du 1er juin 2026 à Versailles.
Ce record profite-t-il uniformément à toute l’économie française ?
Non : près de 81 % du montant provient de deux groupes, SoftBank et Brookfield, principalement dans les centres de données et l’intelligence artificielle, ce qui concentre géographiquement et sectoriellement les retombées.
Combien d'emplois ces investissements doivent-ils créer ?
Plus de 15 000 emplois ont été annoncés au total, mais les projets d’infrastructures numériques, très capitalistiques, sont généralement moins créateurs d'emplois directs que des implantations industrielles classiques.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale