Les causes de décès en France viennent de faire l’objet d’un nouveau rapport de référence, publié fin juin par la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) en collaboration avec Santé publique France et l’Inserm. Verdict : malgré un taux de mortalité historiquement bas, les cancers et les maladies cardiovasculaires restent, de loin, les deux premières causes de décès dans le pays.
Cancers et maladies cardiovasculaires en tête
Selon cette étude, les tumeurs sont responsables de 27,1 % des décès enregistrés en France, tandis que les maladies de l’appareil circulatoire en représentent 21,2 %. À elles deux, ces deux catégories concentrent donc près de la moitié de la mortalité totale du pays. Le cancer demeure la première cause de décès chez les hommes, et la seconde chez les femmes, derrière les pathologies cardiovasculaires.
Les maladies respiratoires, troisième cause de mortalité
Loin derrière ces deux grandes causes, les maladies de l’appareil respiratoire arrivent en troisième position, avec 8,2 % de l’ensemble des décès enregistrés en 2024. Un classement qui reste globalement stable d’une année sur l’autre, même si la hiérarchie précise entre pathologies peut légèrement varier selon les tranches d’âge et les régions.
Une mortalité globale qui continue de reculer, mais plus lentement
Une fois corrigée de l’effet du vieillissement de la population, la mortalité globale poursuit sa baisse en 2024 par rapport à 2023. Une évolution positive, mais les auteurs du rapport soulignent que cette amélioration reste plus limitée que ce qui était observé avant la pandémie de Covid-19, signe que certaines tendances de fond méritent d’être surveillées dans la durée plutôt que sur une seule année.
Pourquoi ces chiffres comptent
- Ils orientent les priorités de santé publique : dépistage du cancer, prévention cardiovasculaire, qualité de l’air.
- Ils permettent de mesurer l’impact réel des politiques de prévention sur le temps long.
- Ils rappellent l’importance des gestes simples au quotidien, entre habitudes de vie et suivi médical régulier.
- Ils s’inscrivent dans un ensemble plus large d’indicateurs statistiques nationaux suivis chaque année par les autorités sanitaires.
Ce qu’il faut retenir
Ce rapport confirme une tendance connue mais rarement quantifiée avec autant de précision : deux familles de maladies concentrent l’essentiel des décès en France. Une information qui, sans dramatiser, invite à rappeler l’intérêt du dépistage précoce et d’un mode de vie équilibré, deux leviers identifiés de longue date par les autorités sanitaires pour infléchir ces courbes sur la durée.
Questions fréquentes
Quelle est la première cause de décès en France ?
Les cancers (tumeurs) arrivent en tête, avec 27,1 % des décès, suivis de près par les maladies cardiovasculaires qui représentent 21,2 % de la mortalité totale.
La mortalité en France augmente-t-elle ou diminue-t-elle ?
Corrigée de l’effet du vieillissement de la population, la mortalité globale continue de baisser en 2024 par rapport à 2023, mais à un rythme plus lent qu’avant la pandémie de Covid-19.
Qui publie ces données sur les causes de décès ?
Le rapport est produit par la Drees, en collaboration avec Santé publique France et l’Inserm, à partir des données officielles de mortalité collectées en France.