Vendre un vêtement qui ne sert plus, acheter un meuble déjà utilisé, dénicher un smartphone reconditionné : la seconde main en France n’est plus un geste marginal. Le 6ᵉ baromètre publié par l’institut d’études iligo confirme que la pratique s’est installée durablement dans le quotidien des Français, même si son rythme de progression commence à ralentir.
Une pratique désormais massive
Selon cette enquête menée du 16 au 20 février 2026 auprès de 1 006 personnes représentatives de la population française âgée de 18 à 74 ans, 78 % des Français se disent intéressés par la seconde main. Parmi eux, 66 % déclarent avoir déjà acheté ou vendu un article d’occasion, un chiffre stable par rapport à 2025 (-1 point). Le détail est cependant contrasté : la part des acheteurs recule légèrement à 74 % (-4 points), tandis que celle des vendeurs progresse à 78 % (+3 points), signe que de plus en plus de Français se mettent à revendre plutôt qu’à jeter.
Le prix reste la première motivation
Du côté des acheteurs, le prix bas demeure de loin le premier argument, cité par 74 % des répondants, malgré un léger recul (-5 points). Viennent ensuite le plaisir de dénicher la bonne affaire (53 %) et l’aspect écologique, cité par 49 % des acheteurs et resté stable sur un an. Chez les vendeurs, l’objectif de gagner de l’argent arrive en tête (64 %), suivi par l’envie de libérer de l’espace chez soi (61 %) et le réflexe de vendre plutôt que de jeter (53 %).
- 78 % des Français intéressés par la seconde main
- 66 % ont déjà acheté ou vendu un article d’occasion
- 74 % des acheteurs motivés d’abord par le prix
- 34 % citent la peur des arnaques comme principal frein, en légère hausse
Des motivations qui s’essoufflent légèrement
Fait notable de cette édition 2026 : plusieurs indicateurs de motivation reculent par rapport à l’an dernier. Se débarrasser d’objets encombrants reste la première raison citée (46 %, -6 points), devant le fait de gagner de l’argent (41 %, -8 points) et l’accès à des produits de qualité à moindre coût (39 %, -10 points). Ce tassement ne traduit pas un désamour pour la seconde main, mais plutôt une pratique qui se banalise : elle fait désormais partie des réflexes de consommation courants, plus que d’un phénomène de mode. Les freins évoluent aussi : la peur des arnaques progresse légèrement (34 %, +2 points), quand les doutes sur la qualité des produits (29 %) et les questions d’hygiène (27 %) reculent.
Pourquoi cette tendance s’installe dans la durée
Plusieurs facteurs expliquent cet ancrage : la multiplication des plateformes spécialisées dans la mode, le mobilier ou l’électronique reconditionné a rendu l’achat et la revente d’occasion plus simples et plus rassurants qu’il y a quelques années. La dimension écologique, citée par près d’un Français sur deux côté achat, s’ajoute désormais à l’argument purement économique. Pour les foyers soucieux de leur budget comme pour ceux qui veulent limiter leur impact environnemental, la seconde main est devenue une option par défaut plutôt qu’un choix exceptionnel. Ce basculement se voit aussi côté professionnels : la presse spécialisée en franchise décrit désormais la seconde main comme un secteur porteur pour de nouveaux entrepreneurs, avec l’ouverture régulière de boutiques dédiées. Retrouvez d’autres pistes pour consommer autrement dans nos rubriques Conso – Shopping, Boutiques en Ligne et Ecologie – Climat.
Questions fréquentes
Quelle part des Français pratique la seconde main en 2026 ?
Selon le baromètre iligo 2026, 66 % des Français déclarent avoir déjà acheté ou vendu un article de seconde main, un niveau stable par rapport à 2025.
Pourquoi les Français achètent-ils d’occasion ?
Le prix bas est la première motivation, citée par 74 % des acheteurs, devant le plaisir de dénicher une bonne affaire (53 %) et l’argument écologique (49 %).
Quel est le principal frein à l’achat de seconde main ?
La peur des arnaques arrive en tête des freins cités, à 34 %, en légère progression par rapport à l’année précédente, devant les doutes sur la qualité des produits.
Sources
- iligo — 6ᵉ Baromètre de la seconde main 2026
- Comarketing-News — 66 % des Français achètent ou vendent des articles de seconde main
- L’Express Franchise — Le marché de la seconde main, un secteur porteur pour se lancer
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