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    Soldes d’été : les Français dépensent plus mais achètent plus prudemment

    Les soldes d’été touchent à leur fin, mais les habitudes d’achat des Français racontent une histoire à deux vitesses. D’un côté, les ménages annoncent vouloir dépenser davantage que l’an dernier ; de l’autre, l’inflation qui repart pousse à un arbitrage beaucoup plus fin sur chaque article. Décryptage d’une saison commerciale sous tension.

    Un budget en hausse, mais sous surveillance

    Selon un sondage relayé par LSA Conso, les Français envisageaient de consacrer en moyenne 124 euros de plus aux soldes d’été 2026 par rapport à 2025. Un chiffre qui pourrait surprendre dans un contexte économique jugé difficile par une majorité de foyers. En réalité, cette hausse du budget déclaré ne traduit pas un regain d’optimisme : elle reflète surtout la hausse des prix eux-mêmes, qui oblige à dépenser plus pour obtenir le même panier.

    L’Observatoire Cetelem confirme cette lecture prudente : les consommateurs français se disent plus inquiets que leurs voisins européens sur l’évolution de leur pouvoir d’achat, tout en restant parmi les plus grands épargnants du continent. Résultat, un paradoxe apparent entre l’envie de consommer et la discipline budgétaire, qui se traduit par des arbitrages méthodiques plutôt que par des achats impulsifs.

    Le prix final compte plus que le pourcentage affiché

    Autre enseignement de l’étude Cetelem : 39 % des personnes interrogées affirment que c’est désormais le prix final affiché en caisse, et non le pourcentage de remise mis en avant en vitrine, qui déclenche l’achat. Ce basculement change la donne pour les enseignes : une promotion à -50 % sur un article dont le prix de référence a été gonflé en amont convainc de moins en moins un public devenu plus attentif et mieux informé grâce aux comparateurs de prix et aux applications de cashback.

    Ce comportement s’inscrit dans une tendance de fond observée depuis plusieurs saisons commerciales : la fidélité à une enseigne ou à une marque recule face à la recherche systématique du meilleur rapport qualité-prix, y compris en cours de saison, en dehors des périodes de soldes officielles.

    Une inflation qui pèse inégalement selon les postes de dépense

    Les chiffres publiés par l’Insee éclairent ce climat de prudence. En juillet 2026, les prix à la consommation ont augmenté de 2,1 % sur un an, contre 1,8 % en juin. Cette accélération est tirée principalement par l’énergie, dont les prix bondissent de 12,4 % sur un an sous l’effet des cours du gaz et des produits pétroliers, ainsi que par les services, en particulier l’hébergement et les communications, en hausse de 2,3 %.

    À l’inverse, les prix des produits manufacturés reculent légèrement, de 0,7 %, un mouvement directement lié à l’effet mécanique des soldes d’été sur l’habillement et l’équipement de la maison. L’alimentation, elle, reste stable avec une hausse contenue de 0,9 %. Ce grand écart entre postes de dépense explique pourquoi le ressenti des ménages reste négatif malgré des étiquettes parfois avantageuses en boutique.

    Ce que cela change pour les acheteurs

    • Comparer le prix affiché avant les soldes et pas seulement le pourcentage de remise annoncé
    • Concentrer le budget sur les produits manufacturés, seul poste réellement en baisse cet été
    • Anticiper les dépenses d’énergie et de services, en nette hausse, dans le calcul du budget global
    • Utiliser les outils de suivi de prix pour vérifier l’historique d’un article avant achat

    Retrouvez d’autres pistes pour optimiser votre budget dans notre rubrique Finance – Economie, ainsi que les dernières tendances de consommation dans notre rubrique Tendance – Nouveautés. Notre rubrique Art de Vivre – Lifestyle propose également des conseils pour concilier plaisir d’achat et maîtrise du budget.

    Questions fréquentes

    Les soldes d’été 2026 ont-elles vraiment fait baisser les prix ?

    Oui, mais seulement sur certains postes : les prix des produits manufacturés, notamment l’habillement, ont reculé de 0,7 % sur un an en juillet selon l’Insee, un recul directement lié à l’effet des soldes.

    Pourquoi les Français prévoient-ils de dépenser plus malgré l’inflation ?

    La hausse de budget annoncée (+124 euros en moyenne selon LSA Conso) correspond surtout à la hausse générale des prix, qui oblige à dépenser davantage pour acheter les mêmes quantités, plutôt qu’à un regain de pouvoir d’achat.

    Quel critère compte le plus pour déclencher un achat en période de soldes ?

    Selon l’Observatoire Cetelem, 39 % des consommateurs se basent désormais sur le prix final affiché plutôt que sur le pourcentage de remise mis en avant, signe d’une vigilance accrue face aux fausses bonnes affaires.

    Sources