Commander un tee-shirt à quatre euros ou un accessoire de mode sur Shein, Temu ou AliExpress coûte désormais un peu plus cher qu’il y a un an. En cause : la fin progressive de la franchise douanière qui exonérait de taxe les petits colis venus de pays hors Union européenne, dès lors que leur valeur ne dépassait pas 150 euros. Cette bascule réglementaire s’impose aujourd’hui comme l’une des tendances de consommation les plus commentées de la rentrée, à l’heure où de nombreux Français font leurs derniers achats de saison sur les plateformes de vente en ligne originaires d’Asie.
La fin d’une exonération vieille de plusieurs années
Pendant des années, un colis expédié depuis la Chine ou tout autre pays hors UE échappait à tout droit de douane tant que sa valeur restait sous la barre des 150 euros. Une règle taillée pour de petits envois occasionnels, mais que le boom du e-commerce low-cost a rendue obsolète : selon la Commission européenne, plus de 90 % des colis de moins de 150 euros entrant dans l’Union européenne provenaient de Chine en 2024, portés par le volume colossal de commandes passées sur les boutiques en ligne à bas coûts.
Depuis le 1er juillet 2026, un droit forfaitaire de 3 euros s’applique désormais par catégorie tarifaire de produit présente dans un colis. Un t-shirt et une coque de téléphone commandés ensemble déclenchent ainsi deux fois ce forfait, tandis que trois t-shirts identiques ne le paient qu’une seule fois. La France applique en parallèle, depuis mars 2026, sa propre redevance nationale de 2 euros par colis, ce qui peut porter la facture totale à 5 euros dans les cas les plus simples.
Des hausses encore à venir en novembre
Le mouvement n’est pas terminé. Un nouveau palier est déjà annoncé pour le 1er novembre 2026 : le forfait européen doit passer de 3 à 5 euros par catégorie de produit, dans un dispositif cette fois harmonisé à l’échelle des Vingt-Sept. Une redevance additionnelle, destinée à financer la gestion administrative de ces flux massifs de petits colis, doit également entrer en vigueur à la même date. Pour les adeptes de la mode ultra-rapide, la facture continuera donc de grimper à l’approche de l’hiver.
Vers un rééquilibrage des habitudes d’achat
Cette hausse mécanique des prix intervient alors que le pouvoir d’achat reste une préoccupation majeure pour de nombreux foyers en cette rentrée, comme le confirme notre article sur le budget des familles qui continue d’augmenter malgré la baisse du prix unitaire des fournitures. Plusieurs observateurs du secteur notent déjà un effet de report : une partie des consommateurs, échaudés par la hausse des prix sur les plateformes venues d’Asie, se tournent vers d’autres circuits pour limiter la dépense.
La seconde main en est l’un des premiers bénéficiaires. Comme le montrait récemment notre enquête sur l’achat d’occasion devenu un réflexe majoritaire chez les Français, de plus en plus de foyers arbitrent en faveur du marché de la revente plutôt que du neuf importé. Le phénomène est particulièrement visible du côté des familles : à la rentrée, beaucoup ont préféré se ruer sur les fournitures scolaires d’occasion plutôt que de commander du neuf à bas prix depuis l’étranger. Autre effet indirect observé par les acteurs du secteur : un léger regain d’intérêt pour les achats de proximité, alors que les pouvoirs publics multiplient par ailleurs les initiatives pour redynamiser le commerce des centres-villes.
Reste que la règle n’est pas la même pour tous les vendeurs : les professionnels du e-commerce doivent désormais intégrer cette nouvelle donne douanière dans leurs prix affichés, sous peine de mauvaises surprises pour l’acheteur au moment de la livraison. Une évolution suivie de près par l’ensemble du secteur des tendances de consommation, tant elle rebat les cartes d’un modèle économique fondé sur des prix imbattables.
Questions fréquentes
Pourquoi les prix sur Shein, Temu et AliExpress augmentent-ils ?
Parce que la franchise douanière qui exonérait de taxe les colis de moins de 150 euros venus de pays hors Union européenne a pris fin. Un droit forfaitaire de 3 euros par catégorie de produit s’applique désormais, auquel s’ajoute en France une redevance nationale de 2 euros par colis.
Cette hausse concerne-t-elle tous les achats en ligne ?
Elle vise spécifiquement les colis expédiés depuis des pays situés hors de l’Union européenne, ce qui touche en priorité les plateformes dont l’essentiel des stocks est envoyé directement depuis l’Asie, comme Shein, Temu ou AliExpress.
D’autres hausses sont-elles prévues ?
Oui. Le forfait européen doit passer de 3 à 5 euros par catégorie de produit au 1er novembre 2026, accompagné d’une redevance supplémentaire liée à la gestion administrative de ces flux de petits colis.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale