Le reste à charge du Compte Personnel de Formation (CPF) pourrait bientôt plus que doubler. Selon des informations révélées par la presse économique le 23 septembre 2026, le projet de loi de finances pour 2027 prévoit de porter cette participation obligatoire de 150 à 350 euros pour une partie des formations. La mesure, encore à l’état de projet, viserait à dégager plusieurs centaines de millions d’euros d’économies.
Ce que prévoit le projet de budget 2027
Le CPF permet à chaque actif de financer une formation grâce à des droits accumulés tout au long de sa carrière. Depuis le 1er avril 2026, son utilisation impose déjà une participation forfaitaire de 150 euros, contre 103,20 euros auparavant. Le texte budgétaire pour 2027 envisage une nouvelle hausse à 350 euros pour les formations jugées « non prioritaires ». Rien n’est encore acté : il s’agit d’une disposition inscrite dans un projet de loi qui doit encore être débattu et voté au Parlement, sans décret d’application publié à ce stade.
Qui serait concerné, qui serait épargné
D’après les informations disponibles, certains publics et certaines démarches resteraient exemptés de cette hausse :
- Les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail
- Les bilans de compétences
- Les validations des acquis de l’expérience (VAE)
- Les transitions professionnelles accompagnées
À l’inverse, un salarié en poste souhaitant financer seul une formation non jugée prioritaire par les pouvoirs publics verrait sa facture personnelle grimper significativement, ce qui pourrait le dissuader de mobiliser ses droits.
Pourquoi cette hausse est envisagée
L’objectif affiché est budgétaire : le ministère du Travail doit réaliser d’importantes économies sur ses dépenses dès 2027, et la formation professionnelle fait partie des postes visés. Le gouvernement affirme vouloir recentrer le CPF sur les formations réellement certifiantes et lutter contre les usages jugés abusifs du dispositif, plutôt que de le voir financer des stages sans réelle valeur professionnelle. Cette logique s’inscrit dans un contexte plus large de maîtrise des dépenses publiques liées à l’emploi et à la formation.
Ce que cela changerait concrètement pour les salariés
Si la mesure est votée en l’état, un salarié devra anticiper un coût personnel bien plus élevé avant de s’inscrire à une formation via son CPF. Plusieurs stratégies sont déjà évoquées par des spécialistes de la formation : mobiliser ses droits avant l’entrée en vigueur du texte, vérifier si sa formation entre dans la liste des « prioritaires », ou solliciter une prise en charge complémentaire par l'employeur. Les entreprises pourraient elles-mêmes être davantage sollicitées pour compléter le financement, un enjeu qui touche directement la vie des entreprises et leur politique de ressources humaines. Sur le plan budgétaire des ménages, cette évolution s’ajoute à d’autres arbitrages suivis de près dans la rubrique finance et économie.
Questions fréquentes
Le reste à charge de 350 euros est-il déjà appliqué ?
Non. Il s’agit d’une disposition inscrite dans le projet de loi de finances pour 2027, qui doit encore être débattue et votée par le Parlement. Aucun décret d’application n’a été publié à ce jour.
Tous les actifs seraient-ils concernés par la même hausse ?
Non. Les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail, les bilans de compétences, les VAE et les transitions professionnelles resteraient épargnés selon les informations disponibles. La hausse viserait les formations dites non prioritaires suivies par des salariés en poste.
Que faire en attendant le vote du budget ?
Les personnes qui envisagent une formation peuvent se renseigner sur son statut « prioritaire » ou non, et se rapprocher de leur employeur pour évaluer une éventuelle prise en charge complémentaire, avant toute évolution du montant de participation.
Sources
MoneyVox — Tout Sur Mes Finances — Économie Matin
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale