Un sport inventé dans un jardin américain dans les années 1960 est en train de conquérir les terrains français. Le pickleball, hybride de tennis, de badminton et de tennis de table, affiche une progression spectaculaire : d’à peine un millier de pratiquants début 2024, la discipline revendique aujourd’hui plus de 42 000 licenciés et plus de 900 clubs en France, selon les chiffres publiés par la Fédération Française de Tennis (FFT) à l’été 2026.
Une progression qui dépasse tous les autres sports de raquette
Le pickleball est désormais présenté comme le sport de raquette qui progresse le plus vite dans l’Hexagone, avec une hausse de +80 % de licenciés en deux ans. Un bond qui s’explique par la simplicité du jeu : le terrain, plus petit qu’un court de tennis, permet souvent de reconvertir des équipements existants (courts de tennis ou de badminton), ce qui limite les investissements pour les collectivités et les clubs.
- Environ 30 000 pratiquants et 850 clubs recensés en janvier 2026
- Plus de 42 000 pratiquants et 900 clubs à l’été 2026
- Près de 50 % de femmes parmi les licenciés, un taux de mixité rare parmi les sports de raquette
Une reconnaissance officielle depuis fin 2025
La discipline a franchi une étape symbolique avec un arrêté du 22 décembre 2025, qui fait de la Fédération Française de Tennis la fédération délégataire du pickleball jusqu’au 31 décembre 2029. La FFT encadre désormais la délivrance des licences, la formation des éducateurs et arbitres, ainsi que l’organisation des compétitions. Les premiers championnats de France se sont tenus à Aix-en-Provence du 10 au 12 juillet 2026, confirmant la structuration rapide du sport. Cette dynamique rejoint celle d’autres rendez-vous sportifs gratuits qui ont marqué la rentrée en France.
Pourquoi ce succès chez tous les âges
Les règles du pickleball tiennent en quelques lignes : le service se fait à la cuillère, en diagonale, le ballon doit obligatoirement rebondir une fois dans chaque camp avant toute volée, et une zone de non-volée interdit de smasher trop près du filet. Les points se jouent généralement jusqu’à 11, avec deux points d’écart. Ce format limite les déplacements brusques et les impacts sur les articulations, ce qui explique son adoption aussi bien par des retraités que par des adolescents ou des familles entières lors des week-ends.
Cet engouement s’inscrit dans une tendance plus large de pratiques physiques douces et conviviales, au même titre que la callisthénie qui s’impose sur les réseaux sociaux ou les rituels de bien-être comme la thérapie de contraste. Comme le confirmait récemment un rapport sur les tendances lifestyle de la rentrée, les Français recherchent des loisirs à la fois accessibles, sociaux et peu coûteux en matériel.
Un matériel accessible, un coût d’entrée limité
Autre facteur de démocratisation : contrairement au tennis, le pickleball ne nécessite ni cordage coûteux ni chaussures spécifiques. Une raquette rigide (le « paddle »), une balle perforée en plastique et un filet bas suffisent pour s’initier, ce qui explique aussi son adoption rapide par les comités d’entreprise, les campings et les centres de loisirs qui cherchent une activité fédératrice à moindre coût.
Questions fréquentes
Le pickleball ressemble-t-il au tennis ?
Il s’en inspire par le principe du service et du comptage des points, mais se joue sur un terrain plus petit, avec une balle en plastique perforé et des raquettes rigides sans cordage, ce qui le rapproche aussi du tennis de table.
Faut-il être sportif pour commencer ?
Non : le rythme de jeu, plus lent que celui du tennis, et la zone de non-volée qui limite les smashs en font une activité accessible dès l’initiation, quel que soit l’âge ou le niveau physique.
Où pratiquer le pickleball en France ?
La discipline se développe principalement dans les clubs de tennis affiliés à la FFT, qui ont converti une partie de leurs courts ; leur nombre a dépassé les 900 à l’été 2026 selon la fédération.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



