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    Créateurs de contenu en France : un marché de 7 milliards d’euros, mais 85 % sous le SMIC

    Sept milliards d’euros de revenus générés en 2025, plus de 348 000 comptes qui monétisent du contenu, mais 85 % des créateurs qui gagnent moins que le SMIC : la France s’impose comme l’un des plus gros marchés européens de la création de contenu, tout en révélant de fortes inégalités entre une poignée de stars et l’immense majorité des créateurs.

    Un marché qui pèse désormais plusieurs milliards d’euros

    Selon les chiffres présentés à la Paris Creator Week, le secteur de la création de contenu a généré environ 7 milliards d’euros de revenus en France en 2025, en hausse de 19 % sur un an. Le pays se classe ainsi au 3ᵉ rang européen, derrière l’Allemagne (7,73 milliards d’euros) et le Royaume-Uni (7,63 milliards d’euros). Le nombre de créateurs monétisant leur activité (comptes de plus de 1 000 abonnés) atteint 348 058, soit 44 000 de plus qu’un an auparavant.

    Une immense majorité de créateurs sous le seuil du SMIC

    Derrière cette croissance, la réalité économique reste très contrastée. D’après une étude du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), 85 % des créateurs de contenu français touchent moins que le SMIC, tandis qu’environ 1 % dépassent les 500 000 euros de revenus annuels. Le baromètre Reech, référence du secteur, confirme cette pyramide très inégalitaire : revenu médian de 1 600 euros par mois, 56 % des créateurs sous les 1 000 euros mensuels, et 26 % qui ne tirent encore aucun revenu de leur activité. Les micro-créateurs, entre 1 000 et 100 000 abonnés, concentrent malgré tout 55,5 % des revenus totaux du secteur.

    Les marques investissent toujours plus dans l’influence

    Du côté des annonceurs, les investissements en marketing d’influence poursuivent leur progression, portés par la professionnalisation du secteur et la multiplication des partenariats avec les créateurs de toutes tailles.

    Année Investissement marketing d’influence (France) Évolution
    2023 460 millions d’euros
    2024 519 millions d’euros +12,8 %
    2025 587 millions d’euros +13,1 %

    Le budget moyen consacré à l’influence par une marque française atteint désormais 3,45 millions d’euros, l’un des plus élevés d’Europe, selon les données croisées de l’ARPP et de France Pub.

    Un cadre légal désormais strict pour protéger le public

    Cette professionnalisation s’accompagne d’un encadrement juridique renforcé pour l’activité des créateurs. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, tout contrat entre un influenceur et une marque doit être formalisé par écrit dès que la rémunération ou la valeur des avantages en nature dépasse 1 000 euros hors taxes. Les créateurs doivent identifier clairement les contenus sponsorisés, respecter les interdictions de promotion sur certains produits (produits financiers, alcool, médicaments, jeux d’argent) et garantir la transparence de leurs partenariats. Le contrôle du respect de ces règles est assuré conjointement par la DGCCRF, l’ARPP et les plateformes elles-mêmes.

    Questions fréquentes

    Pourquoi autant de créateurs gagnent-ils si peu malgré un marché aussi important ?

    Les revenus du secteur sont très concentrés : une minorité de créateurs très suivis capte l’essentiel des contrats de marque à forte valeur, tandis que la majorité des comptes actifs génèrent des revenus faibles ou irréguliers, notamment via la publicité automatisée des plateformes.

    Un contrat écrit est-il obligatoire pour tous les partenariats avec un influenceur ?

    Non, uniquement lorsque la rémunération ou la valeur cumulée des avantages en nature dépasse 1 000 euros hors taxes. En dessous de ce seuil, la loi encadre tout de même la transparence et l’identification du contenu sponsorisé.

    Quel organisme contrôle le respect des règles publicitaires par les créateurs ?

    La DGCCRF est l’autorité chargée des contrôles et sanctions, en lien avec l’ARPP pour l’autorégulation professionnelle et les plateformes sociales elles-mêmes, qui disposent de leurs propres outils de signalement des contenus commerciaux.

    Sources

    Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

    Politique éditoriale et usage de l’intelligence artificielle