Chaque année, l’État sélectionne, finance et accompagne des dizaines de chercheurs et de jeunes entreprises technologiques via les concours d’innovation i-Lab et i-PhD. La cérémonie 2026, organisée le 16 septembre à Paris, a distingué 109 lauréats. Derrière la remise de prix, c’est tout un mécanisme de sélection et de financement public qui mérite d’être expliqué, car il pèse directement sur l’avenir de la deeptech française.
Un dispositif public, pas un simple concours de start-up
Piloté par Bpifrance pour le compte du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), le dispositif s’appuie sur le plan France 2030. Il se décompose en deux volets complémentaires : i-Lab, ouvert aux entreprises technologiques en création, et i-PhD, réservé aux jeunes chercheurs souhaitant transformer leurs travaux de thèse en projet entrepreneurial.
Pour l’édition 2026, le jury a retenu 69 lauréats i-Lab parmi 569 candidatures, dont 10 Grands Prix, pour un soutien financier pouvant atteindre 600 000 euros par projet. Le volet i-PhD a distingué 40 projets, également couronnés de 10 Grands Prix, chacun bénéficiant d’un an d’accompagnement pour créer sa structure. Au total, l’enveloppe versée aux 109 lauréats représente 25 millions d’euros.
Pourquoi ce chiffre est important
Le montant peut sembler modeste rapporté au nombre de projets, mais il joue un rôle d’amorçage : ce financement public intervient avant que les investisseurs privés ne s’engagent, à un stade où le risque technologique est encore trop élevé pour la plupart des fonds. C’est ce qu’on appelle la vallée de la mort du financement de l’innovation — la période où un projet a fait ses preuves scientifiquement mais n’a pas encore de produit commercialisable.
- Un ticket i-Lab peut couvrir jusqu’à 70 % des dépenses éligibles d’un projet.
- Les lauréats i-PhD bénéficient d’un statut protégé leur permettant de tester leur projet sans quitter immédiatement leur laboratoire.
- Les deux volets s’inscrivent dans un continuum avec le concours i-Nov, destiné aux entreprises plus matures.
Des secteurs concentrés sur les transitions technologiques
Les projets récompensés en 2026 couvrent la santé et les biotechnologies, les nouvelles énergies, la mobilité, l’informatique quantique, l’intelligence artificielle et les matériaux innovants. Cette répartition reflète les priorités affichées par France 2030, qui cible en priorité les secteurs jugés stratégiques pour la souveraineté technologique et la transition écologique du pays, un enjeu suivi de près par les acteurs de l’entreprise et de la société françaises.
Plusieurs pôles universitaires, comme PSL à Paris, ont vu leurs laboratoires et incubateurs représentés parmi les lauréats, signe que la sélection continue de s’appuyer largement sur l’écosystème de la recherche publique plutôt que sur des start-up déjà installées sur le marché.
Ce que cela change concrètement pour les porteurs de projet
Au-delà du chèque, décrocher un prix i-Lab ou i-PhD fonctionne comme un label de crédibilité auprès des investisseurs privés et des grands groupes industriels. Beaucoup de lauréats des éditions précédentes citent ce sésame comme un accélérateur direct pour leurs premières levées de fonds, dans un contexte où le financement de l’innovation reste plus sélectif qu’il y a quelques années.
Questions fréquentes
Qui peut candidater au concours i-Lab ?
Toute entreprise technologique innovante en cours de création ou récemment créée peut déposer un dossier, à condition de présenter un projet à fort contenu scientifique ou technique.
Quelle différence entre i-Lab et i-PhD ?
i-Lab s’adresse aux porteurs de projet déjà engagés dans la création d’une entreprise, tandis qu’i-PhD cible spécifiquement les jeunes chercheurs qui envisagent de transformer leur thèse en start-up, avec un accompagnement dédié.
Le financement obtenu est-il une subvention ou un prêt ?
Il s’agit d’une aide financière non dilutive versée dans le cadre du plan France 2030, plafonnée à 600 000 euros pour i-Lab, qui ne nécessite pas de remboursement classique ni de cession de capital.
Sources
- Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
- Bpifrance — Concours d’innovation i-Lab
- Université PSL
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale