Jusqu’ici cantonnés aux trottoirs et aux campus privés, les robots de livraison vont pouvoir rouler sur la chaussée française. Un arrêté publié le 7 août 2026 au Journal officiel crée le premier cadre réglementaire européen dédié à l’homologation de ces engins autonomes, selon le ministère de la Transition écologique. La France devient ainsi le premier pays du continent à se doter d’un tel dispositif.
Une nouvelle catégorie de véhicules sur la route
Les robots livreurs seront rattachés à la catégorie L du code de la route, celle qui regroupe déjà cyclomoteurs, motos, tricycles et quadricycles à moteur. Contrairement aux petits robots à roulettes que l’on croise parfois sur les trottoirs, les modèles visés par ce texte pourront circuler uniquement sur la chaussée, aux côtés des autres véhicules.
- Dimensions maximales homologables : jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut, soit un gabarit proche d’une citadine.
- Capacité annoncée : jusqu’à une tonne de colis transportée sur plusieurs dizaines de kilomètres.
- Deux voies d’homologation prévues : une réception nationale par type pour les petites séries, et une réception à titre isolé, véhicule par véhicule.
Qui décide où ils peuvent rouler ?
Le texte ne donne pas un blanc-seing généralisé : ce sont les collectivités territoriales qui détermineront, au cas par cas, les zones et itinéraires autorisés, dans les limites fixées par l’homologation de chaque véhicule. Une mairie pourra donc restreindre la circulation de ces robots à certains quartiers ou horaires, un peu comme elle le fait déjà pour d’autres engins de mobilité.
Pour les opérateurs de livraison du dernier kilomètre, cette clarification réglementaire était très attendue : elle met fin à un vide juridique qui empêchait jusqu’ici toute circulation légale de ces engins hors espaces privés.
Encore un peu de patience avant de les croiser
Le cadre existe désormais, mais son application concrète prendra du temps. Les constructeurs doivent encore déposer leurs dossiers d’homologation, et les collectivités doivent définir leurs propres règles locales avant toute mise en circulation effective. Les premiers essais grandeur nature ne sont donc pas attendus avant plusieurs mois.
- Sécurité : les modalités précises de contrôle et de responsabilité en cas d’incident restent à préciser par les textes d’application.
- Cohabitation : cyclistes et automobilistes devront s’habituer à partager la chaussée avec ces nouveaux venus, plus lents et plus imposants qu’un vélo.
- Concurrence européenne : plusieurs pays voisins observent ce cadre français, qui pourrait servir de modèle à l’échelle du continent.
Cette avancée s’inscrit dans un mouvement plus large de digitalisation de la logistique, un sujet que notre rubrique High Tech – Numérique suit de près. Les questions de responsabilité juridique soulevées par ces véhicules autonomes rejoignent aussi les problématiques abordées dans notre rubrique Droit et Justice.
Questions fréquentes
Les robots de livraison pourront-ils rouler sur les trottoirs ?
Non. Le nouveau cadre les classe dans la catégorie L du code de la route, ce qui signifie qu’ils devront circuler sur la chaussée et non sur les trottoirs, réservés aux piétons.
Quand verra-t-on les premiers robots homologués circuler en France ?
Aucune date précise n’est encore fixée : les constructeurs doivent d’abord obtenir leur homologation, et chaque collectivité doit définir les zones où la circulation sera autorisée.
Qui autorise concrètement la circulation d’un robot dans une ville donnée ?
Ce sont les collectivités territoriales qui fixent les zones et itinéraires autorisés localement, dans le cadre des limites définies par l’homologation nationale du véhicule.
Sources
- Ministère de la Transition écologique — Communiqué de presse
- Journal de l’Auto — La France donne son feu vert à l’homologation des robots livreurs
- iGeneration — La France ouvre la route aux robots de livraison autonomes
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



